Portrait de Najim
ÉVALUATEUR CHEZ INGERIS ESSMS
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Najim.
Je suis éducateur spécialisé de formation initiale et j’ai exercé principalement dans le champ de la protection de l’enfance au sein d’une MECS pendant de nombreuses années.
Après avoir occupé, une fonction de coordinateur d’équipe, j’ai passé un CAFERUIS et exercé en qualité de chef de service dans le secteur de l’asile et l’intégration des bénéficiaires de la protection internationale au sein d’un centre provisoire d’hébergement.
J’ai découvert un nouveau secteur avec un public différent ce qui m’a permis de développer mes compétences notamment dans l’insertion professionnelle et le logement.
J’ai par la suite piloté un service d’accompagnement pour mineurs non accompagnés avant de décrocher en 2023 un poste de directeur adjoint de pôle.
En parallèle de mes fonctions de direction, j’ai démarré un cursus de formation CAFDES que je termine en 2025.
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre l’équipe d’INGERIS ?
En 2023, à la suite d’un contact avec Fanny, j’ai rejoint l’équipe d’INGERIS et ce nouveau projet m’a tout de suite emballé au regard de mes nouvelles fonctions et ma formation CAFDES.
La question de l’évaluation des établissements a toujours suscité de l’incompréhension et reste associée à la notion de contrôle alors qu’elle est un outil au service de la qualité de l’offre de service, des équipes et des personnes accompagnées.
J’ai donc voulu développer mes compétences sur la notion de qualité pour tenter à mon échelle de déconstruire les représentations ancrées dans les établissements.
Najim
Evaluateur ESSMS – INGERIS ESSMS
Comment les outils et les formations proposés par INGERIS vous soutiennent-ils dans vos missions ?
Je connaissais peu le monde de la qualité avant d’intégrer INGERIS mais ils m’ont fait confiance, m’ont formé et m’ont accompagné pour mettre mon « expertise » de terrain au service de la qualité des établissements.
J’y ai rencontré des personnes bienveillantes à l’instar de Fanny, Julien, Léa qui sont toujours disponibles et à l’écoute de nos interrogations ou de nos suggestions.
De plus, les formations dispensées, les veilles réglementaires et les outils mis à disposition dans nos espaces numériques nous permettent d’être dans un processus d’amélioration de nos pratiques en tant qu’évaluateur.
« La question de l’évaluation des établissements a toujours suscité de l’incompréhension et reste associée à la notion de contrôle alors qu’elle est un outil au service de la qualité de l’offre de service, des équipes et des personnes accompagnées. »
Avec près de deux ans d’expérience sur les évaluations selon le nouveau référentiel HAS, quel bilan en tirez-vous ?
Le référentiel HAS est exigeant en termes d’attendus.
Les critères d’évaluation sont pointilleux ce qui nécessite une bonne préparation par les établissements à cet exercice.
J’ai pu remarquer que les attendus de la HAS se sont précisés mais que les établissements ont également évolué en préparant mieux leurs équipes.
Concernant plus spécifiquement la protection de l’enfance et le champ de l’insertion, après deux ans, je constate que ce qui fait le plus défaut à ces établissements est la question de la formalisation et de la traçabilité.
Cela vient de fait impacter les cotations par manque d’éléments de preuve.
Quels conseils pratiques donneriez-vous aux établissements sociaux et médico-sociaux pour aborder sereinement leur évaluation ?
Si je devais donner un conseil ce serait : la préparation.
Cette dernière permet à l’établissement et plus particulièrement aux professionnels de terrain d’appréhender le référentiel, le vocable lié à l’évaluation, les éléments de preuve, le sens de l’évaluation…
Tout cela aura pour conséquence de vivre la visite sur site de manière beaucoup plus sereine tout en permettant aux professionnels d’être proactifs et ne pas « subir » l’exercice de l’évaluation.
Merci à Najim d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.






