Interview de Céline Dott
Directrice Générale d’INGERIS
Nous remercions chaleureusement l’association ainsi que les trois personnes accompagnées qui ont accepté de venir partager leur expérience de l’évaluation : de la préparation… à la participation… jusqu’à l’après.
Lors de cette intervention, elles proposeront notamment de :
- Partager leur vécu lors de l’évaluation
- Exprimer leur place et leur implication dans le processus
- Apporter leur regard sur “l’après évaluation”
Un temps fort, sincère et sans filtre, qui viendra rappeler une évidence essentielle : l’évaluation ne prend tout son sens que dans ce qu’elle change réellement pour les personnes accompagnées.
Une intervention authentique et précieuse, pour replacer pleinement la parole des personnes au cœur des pratiques.
Pour aller plus loin, Céline DOTT, Directrice Générale d’INGERIS, revient sur les enjeux de ce temps fort et sur la place centrale de la parole des personnes accompagnées dans la démarche d’évaluation.
1/ Pourquoi avoir souhaité intégrer un temps de témoignage des personnes accompagnées dans cette journée dédiée aux évaluateurs et aux acteurs du médico-social ?
Ce choix s’inscrit pleinement dans l’esprit des attendus actuels du secteur. Chez INGERIS, nous portons une vision de l’évaluation qui ne doit plus être uniquement centrée sur les organisations : elle doit avant tout interroger l’effectivité des droits et la qualité réelle de l’accompagnement du point de vue des personnes concernées. C’est d’ailleurs ce qui guide l’action de nos évaluateurs sur le terrain. Intégrer ce témoignage, c’est remettre la parole des usagers au cœur du dispositif et incarner concrètement la démarche que nous défendons.
2/ En quoi ce témoignage vient-il compléter, voire enrichir, les approches plus techniques ou réglementaires abordées au cours de la journée ?
Les approches méthodologiques, les référentiels ou encore les exigences de la HAS sont indispensables et donnent un cadre nécessaire aux évaluations, et nous formons nos évaluateurs en ce sens. Mais nous veillons particulièrement à ce que ces cadres trouvent leur pleine portée lorsqu’ils sont confrontés au vécu des personnes accompagnées. Ce temps permet justement de faire le lien entre cadre théorique et réalité de terrain, dans une logique d’évaluation utile, ancrée dans les pratiques et centrée sur l’humain.
Céline DOTT
Directrice Générale INGERIS
« Donner la parole aux personnes accompagnées, c’est donner du sens à l’évaluation.«
3/ Vous parlez d’un “temps fort” de la journée : en quoi ce témoignage représente-t-il, selon vous, une forme d’aboutissement de la démarche d’évaluation ?
Parce qu’il vient, en quelque sorte, valider – ou questionner – l’ensemble du processus. Au-delà de la conformité, l’enjeu, que portent au quotidien les équipes d’INGERIS, est bien sûr de mesurer ce qui est réellement perçu, compris et vécu par les personnes accompagnées. Ce témoignage incarne pleinement cette exigence : il nous rappelle que la qualité ne se décrète pas, elle se vit. Et c’est précisément ce regard que nos évaluateurs s’attachent à intégrer pour accompagner durablement les ESSMS dans l’évolution de leurs pratiques.




